
Le Baiser du démon - Une aventure de Danny Valentine




Par hachette.com, octobre 2009 / Copyright photo: Patrick Imbert
Orbit, marque internationale de science-fiction et de Fantasy, est désormais rattaché, au sein du groupe Hachette Livre, à Calmann-Lévy. Une nouvelle aventure éditoriale qui enchante Audrey Petit, directrice éditoriale française de la marque.
Vous avez été à la tête de plusieurs collections de fantasy et de science-fiction - que ce soit actuellement au Livre de Poche ou, désormais, avec la marque Orbit, chez Calmann-Lévy. Vocation ou hasard de carrière ?
Je crois que je peux légitimement parler de vocation ! Ma première rencontre avec la science-fiction date de mes douze ans, avec la lecture des aventures de Yoko Tsuno, l'histoire d'une électronicienne qui rencontre un peuple extraterrestre à la peau bleue... Un univers de fiction fondée sur la prospective, mais culturellement liée aux questions du présent. Puis je suis passée à la lecture des grands classiques du genre, avec 1984 d'Orwell, Le Meilleur des mondes d'Huxley, ou encore les Chroniques martiennes de Bradbury. Mais je lisais parallèlement les grandes épopées et les romans de cape et d'épée... Des lectures très éclectiques, mêlant mythes, histoire et anticipation. C'est aussi à ce moment que j'ai plongé dans la Fantasy...
Comment êtes-vous arrivée dans l'édition ?
En fait, je voulais devenir cosmonaute ! Mais les univers de fiction m'ont parus plus accessibles que les espaces interstellaires. Au lycée, je me suis passionnée pour la philosophie. Je pense qu'il existe des affinités entre le discours philosophique et les réflexions sous-jacentes présentes dans les romans d'anticipation et de fantasy. Même si le moteur premier de la lecture est ici le plaisir, ces romans abordent des questions existentielles sur l'humain, la science, l'univers. Pour moi, c'est là que le lien s'est créé.
Vous êtes aujourd'hui responsable éditoriale de la marque Orbit en France... Pourquoi parle-t-on de ''marque'' et non de ''collection'' ?
On parle de ''collection'' quand la charte graphique, les couvertures et les contenus sont prédéfinis, homogènes. Orbit tranche totalement avec ce principe. Né de maisons mères issues du marché anglo-saxon de l'édition de Fantasy et de science-fiction, peu à peu Orbit s'est labellisé, perdant ainsi ses signes distinctifs d'origine pour devenir une marque en soi, capable d'accueillir des auteurs, des univers, des formats, des visuels très différents. Cette souplesse, ainsi qu'un fonctionnement autonome au sein de la structure qui héberge (ici Calmann-Lévy), sont le signe d'une marque.
Cela permet une plus grande diversité et liberté dans les choix éditoriaux ?
L'arrivée d'Orbit en France ouvre effectivement un large espace de liberté. Mon travail consiste à faire des choix éditoriaux qui me sont propres, et dont bien sûr je pense qu'ils pourront fédérer un large public. L'idée est de créer le catalogue Orbit France, de dénicher les auteurs qui nous paraissent pouvoir séduire le public français. Parfois, cela recoupe les best-sellers anglo-saxons du genre, parfois non !
Quels seront les moments forts du lancement de la marque ?
Le lancement s'effectuera en deux temps, avec quatre titres déjà publiés depuis le 7 octobre et trois autres le 12 novembre. Il s'agira essentiellement de fantasy épique, du type Tolkien, avec l'invention d'un monde, et de fantasy historique, avec en arrière-plan des univers fondés sur une réalité historique ou mythique. L'année prochaine, les romans Orbit paraîtront en grand format au rythme de deux par mois, et il y aura également du poche. Il est important de noter que la plupart des auteurs de ces livres n'ont jamais été publiés en France - qu'il s'agisse de best-sellers à l'étranger ou d'auteurs de premiers romans paraissant simultanément en France et à l'étranger. Nous souhaitons offrir à notre public cet accès privilégié à l'inédit de la fantasy mondiale.
Orbit est donc un moyen pour les lecteurs français de fantasy de rejoindre ''l'orbite'' des lecteurs du monde entier, notamment par le biais d'un site internet ?
Bien sûr ! Le site Orbit (www.orbitbooks.fr) a été lancé en même temps que les premiers titres, début octobre, et comprend un blog remis à jour régulièrement, avec des informations sur les parutions, les auteurs, les événements autour de la marque... Ainsi qu'une newsletter papier disponible dans les librairies.
En tant que jeune éditrice, que pensez-vous de l'actuelle édition en science-fiction ?
D'abord qu'il est grand temps d'assumer ''de fait'' les ouvrages de science-fiction pour ce qu'ils sont chacun, spécifiquement. C'est ce que propose Orbit en mettant en avant, pour chaque livre, l'univers singulier de son auteur, hors des contraintes du concept de collection. Et comme le disait si bien Philip K. Dick, ''Si ce monde vous déplaît''... trouvez-en un autre, si possible qui n'a pas de limites. En somme, de cosmonaute à éditrice, je n'ai pas vraiment changé d'ambition !