
La Prière du chasseur - Une aventure de Jill Kismet




Voici une partie de la critique de Sans Âme que Jean Luc Rivera a publié dans un article d’ActuSF, site avec lequel il partage régulièrement coups de cœur et trouvailles.
« En tant qu'amateur de bit-lit, cette littérature populaire d'aujourd'hui, je trouve la production générale de bonne qualité, remplissant son contrat envers le lecteur, à savoir le divertir, mais le plus souvent assez formatée. Et, de temps en temps, il y a un chef d'oeuvre d'originalité, d'intelligence et d'humour qui paraît: c'est le cas de "Sans âme", premier volume de la trilogie du "Protectorat de l'ombrelle" de Gail Carriger (Orbit). »
« Nous sommes dans une Angleterre où, à la Renaissance, les créatures surnaturelles - vampires, loups-garous, fantômes - ont fait leur "coming out" en profitant de cette époque de Lumières et se sont bien intégrées dans le tissu social anglais, au point d'avoir leurs conseillers auprès de la reine et un Bureau assurant leur police. Et c'est là où l'auteur a une idée très originale et sulfureuse: vampires et loups-garous le deviennent car ils ont un excès d'âme ! Renversement complet des idées habituelles: Mlle Tarabotti, étant une paranaturelle car n'ayant point d'âme, a le don redoutable pour ces créatures de leur faire perdre leurs pouvoirs lorsqu'elle les touche. A partir de là, Gail Carriger se livre à un exercice savoureux de détournement et de pastiche des codes de conduite victoriens dans une Angleterre steampunk. »
« L'intrigue est menée avec verve, l'écriture est toujours pleine d'humour - les remarques de Mlle Tarabotti et de Lord Akadelma, vieux vampire efféminé, hilarant et remarquablement brillant, valent leur pesant d'or. »
« La traduction de Sylvie Denis est très bonne, elle a bien su rendre l'humour britannique pince-sans-rire de l'auteur. En résumé, un livre excellent ! A quand sa suite ? »