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Une interview de Brian Herbert et de Kevin J. Anderson

Une interview de Brian Herbert et de Kevin J. Anderson

Jeudi 22 Novembre 2012
Les deux auteurs nous parlent de leur collaboration sur Olium

 
Auteurs prolixes, Brian Herbert et Kevin J. Anderson écrivent ensemble depuis les années 90, notamment sur les suites du mythique cycle de Dune. De cette collaboration est né un nouvel auteur, le couple Herbert/Anderson que nous retrouvons aujourd’hui à travers la trilogie d’Olium. Dans l’extrait qui suit, tiré d’une interview donnée à Clarkesworld Magazine, ils nous éclairent sur leur association littéraire et leur processus créatif.
 

Qu’est-ce que vous aimez le plus dans le fait d’écrire ? Et quel est l’aspect qui ne vous plait absolument pas ?
La création. Elaborer l’histoire, les univers et les personnages. Nous aimons particulièrement le processus de réflexion qui s’installe autour de nos histoires, et voir comment les différentes intrigues se mêlent entre elles ; et enfin nous aimons pouvoir nous lancer dans l’écriture proprement dite. C’est une partie du travail qui est réellement excitante. Cependant, au bout de la dixième révision du texte, nous avons clairement envie de passer à autre chose.
 
Qu’est-ce que vous admirez dans le travail de l’un et de l’autre ?
Nous aimons avoir la même vision des choses, construire des univers ensemble, raconter des histoires grandioses qui nous permettent de les explorer. Brian a une expérience solide en matière de philosophie et de religion comparée, cela donne une profondeur aux intrigues de Dune et à celle d’Olium. Kevin possède de bonnes connaissances en sciences, il est également habile pour créer de nouveaux mondes et pour écrire les scènes d’action. Enfin, nous sommes tous les deux très calés en intrigues.
 
De quelle manière le travail est-il réparti quand vous écrivez ensemble ?
Nous nous réunissons pendant quelques jours durant lesquels nous réfléchissons et travaillons ensemble sur les personnages et les grandes lignes de l’action principale. Nous établissons ensuite un plan détaillé, chapitre après chapitre, un aspect après l’autre, puis nous décidons quel chapitre, action ou personnage chacun préfère écrire. Enfin, nous partons chacun de notre côté pour écrire la première version du chapitre en question.
Après avoir écrit nos propres textes, nous les assemblons dans un même manuscrit comme les pièces d’un puzzle. L’un de nous le met en ordre et le transfert à l’autre qui l’étudie ensuite dans son ensemble. Le manuscrit fait environ 7 à 14 allers-retours jusqu’à ce que nous soyons satisfaits du résultat.
 
Comment expliquez-vous que le roman (ou peut être même le genre) ait changé par rapport à sa première version ?
Nos ambitions évoluent, nous créons davantage d’intrigues avec un panel plus large de personnages. Il est très complexe d’arriver à contrôler une histoire aussi vaste avec des dizaines de personnages, de chorégraphier de nombreux acteurs et donc de pouvoir raconter une épopée authentique.

Finalement, dites-nous ce qu’est Olium ?
Au départ, il s’agissait d’une histoire innovante inspirée de l’expansion de l’ouest américain, à l’époque où des gens de tous horizons, désespérés et optimistes, s’étaient aventurés vers une terre inhospitalière dans le but de s’y installer. Dans Olium, il existe également un ensemble de nouvelles terres habitables et ouvertes à la colonisation pour tous ceux qui veulent échapper au gouvernement corrompu et répressif qui dirige l’univers. Mais toutes ces nouvelles colonies ne sont pas des jardins très accueillants… et bien sûr Olium n’en fait pas partie. Elle est dirigée par un général exilé après l’échec de sa rébellion, qui a réussi à maintenir en vie sa colonie, ce qui prouve qu’il n’est pas si incompétent que ça.

 
Quelle est la première idée qui vous est venue quand vous avez commencé l’écriture d’Olium ?
Dès le début, nous voulions parler d’un groupe de colons voulant s’installer sur une planète ravagée par l’impact d’un astéroïde, comme celui qui a détruit les dinosaures et 95% des espèces sur Terre. Cette planète devait être comme une ardoise propre… mais sans l’aspect plaisant qui pousse à s’y installer. Nous avons donc cherché à créer une histoire dans ce contexte. Puis le personnage du général Adolphus s’est imposé, et à partir de là il a guidé notre intrigue principale. Nous voulions également aborder un thème unique en son genre : la disparition d’une civilisation extraterrestre. Au fur à et mesure, et une fois que tous ces éléments ont été mis ensemble, les idées principales en ont déclenché d’autres.

Pourquoi « Fond de l’Enfer », et pas un paradis ou une terre utopique ?
« Les colons voyagèrent vers une belle et agréable terre, et ils y vécurent heureux pour toujours » ne serait pas une histoire très excitante !
 

Copyrights : ©Clarkesworld Magazine

1 commentaire

je viens de terminer Olium; tres bien ecrit, passionnant, innovateur 4 heures de plaisir pur!
un seul regret: où est la suite ?

Merci encore aux auteurs

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